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Syndrome des jambes sans repos
Qu’est-ce que le syndrome des jambes sans repos ?

Le syndrome des jambes sans repos est un trouble neurologique qui se traduit par des sensations désagréables dans les jambes telles que des picotements, des brûlures, des fourmillements et dans certains cas, une douleur à la limite du tolérable. Ses gênes apparaissent lorsque la personne est au repos et causent un besoin irrépressible de bouger les jambes.

 

On distingue la forme primaire, qui semble être héréditaire de la forme secondaire qui survient de manière spontanée.

 

 

Qui est concerné ?

En France, on estime qu’environ 1 personne sur 10 souffre de la maladie des jambes sans repos. Les femmes semblent plus fréquemment touchées que les hommes. Cependant, peu de personnes atteintes par ce trouble consultent un médecin. On peut donc imaginer qu’une plus grande part de la population est concernée.

 

Des études ont montré que certaines populations sont d’avantage concernées, c’est par exemple le cas de l’Italie du Nord ainsi que du Québec. Une anomalie génétique transmise de génération en générations semble être à l’origine de cette observation.

Ce trouble apparaît généralement entre 25 et 30 ans. Les symptômes ont tendance à empirer au fil des années avec une nette dégradation entre 40 et 60 ans.

 

 

Quels sont les symptômes ?

Le syndrome des jambes sans repos ne doit pas être confondu, ni avec l’insuffisance veineuse, ni avec les crampes nocturnes. En ce sens, l’International Restless Legs Syndrome Study Group définie 4 symptômes qui doivent être réunis pour le diagnostic du trouble :

  1. Une sensation désagréable dans les jambes, dont l’intensité varie selon les individus, qui force la personne à se mettre en mouvement.

  2. Un besoin de bouger qui apparaît durant les périodes de relaxation, de repos ou d’inactivité.

  3. La gêne ressentie a tendance à s’aggraver le soir et la nuit.

  4. La mise en mouvement des membres inférieurs semblent être le seul soulagement.

 

Et dans 80 % des cas, le patient expérimente ce que l’on appelle un mouvement périodique des jambes. Autrement dit, alors qu’elle est endormie, la personne bouge son pied (ou la jambe entière) de manière inconsciente, comme un spasme et de manière répétée toutes les 20 à 40 secondes.

 

Dans de rares cas, la gêne, ainsi que ses mouvement nocturnes inconscients peuvent s’étendre jusqu’aux membres supérieurs.

 

Les causes et les facteurs de risque

Dans la plupart des cas, la cause principale du trouble semble être d’ordre neurologique. Plus précisément, les médecins soupçonnent une carence en dopamine ou le dysfonctionnement de sa synthèse. La dopamine étant un neurotransmetteur qui permet aux nerfs de communiquer entre eux et de réguler les mouvements.

Dans le cas de la forme primaire, il semblerait que les personnes dont un membre de la famille est atteint soient d’avantage exposées. Une étude menée auprès de 249 Québécois a démontré que chez les membres d’une même famille, le risque d’être atteint du syndrome des jambes sans repos est multiplié par 3,6. Il a entre autre été possible d’identifier 8 anomalies chromosomiques retrouvées chez 70 % des patients atteints.

 

En ce qui concerne la forme secondaire, plusieurs causes ont été formulées afin d’expliquer la baisse de la production de dopamine. Ainsi, la carence de fer, micronutriment nécessaire à la synthèse de la dopamine peut déclencher le syndrome des jambes sans repos.

 

Les facteurs à risque regroupent les conditions qui exposent une personne à une carence en nutriment ou bien à un déséquilibre du système nerveux :

  • La grossesse, et particulièrement au cours du dernier trimestre, semblent être d’avantage exposées au syndrome des jambes sans repos. Toutefois, dans la majorité des cas, on observe un retour à la normale deux semaines après l’accouchement.

  • Les maladies chroniques comme le diabète, la fibromyalgie ou l’insuffisance rénale. Environ 4 patients sur 10 en dialyse souffrent du syndrome des jambes sans repos.

 

  • Une carence en acide folique, c’est-à-dire en vitamine B9. Une alimentation pauvre en légumes verts, en fruits secs et en légumineuses.

 

  • La prise de médicaments ou de substances qui agissent sur le système nerveux comme les antidépresseurs, les neuroleptiques ou même la caféine et le thé peuvent également déclencher l’apparition du syndrome des jambes sans repos.

 

  • L’obésité semble également être un facteur de risque.

 

Diagnostic et traitements

Le diagnostic de la maladie des jambes sans repos se fait avant tout sur la base de l’historique familial du patient et sur sa description des symptômes.

Si le patient réunit tous les symptômes du syndrome des jambes sans repos, c’est-à-dire qu’il ressent une gêne dans les membres inférieurs en période d’inactivité et que la mise en mouvement semble indispensable, alors le médecin peut prescrire une polysomnographie. C’est-à-dire un examen complet du sommeil qui viendra éventuellement mettre en avant le mouvement périodique des jambes qui a lieu pendant la nuit.

Dans le cas de la forme secondaire du trouble, le médecin pourra également prescrire une analyse de sang afin de déceler une éventuelle carence. Et dans ce cas, la prise d’un complément alimentaire permet généralement un retour à la normale.

En ce qui concerne la forme idiomatique du trouble, il n’existe à ce jour pas de traitement. Cependant, certains médicaments peuvent aider à soulager certains symptômes tels que de faibles doses d’agonistes dopaminergiques, également préconisés chez les personnes atteintes de Parkinson.

 

Parmi eux :

  • Le Pramipexole (Mirapex ®)

  • Le Pergolide (Parmax®)

  • Le Ropinirol (ReQuip®)

 

Ces médicaments aideraient notamment à réduire les gênes motrices. Cependant, étant donné les possibles effets indésirables, ce traitement demande un suivi médical particulier.  

 

Dans le cas où le mouvement périodique des jambes perturbe le sommeil, le médecin pourra également prescrire un anticonvulsionant :

  • Le Gabapentin (Neurontin®)

  • La Pregabaline (Lyrica®).

 

Enfin, pour améliorer la qualité du sommeil, le médecin peut recommander l’utilisation de sédatifs tels que les benzodiazépines (Clonazepam®, Diazepam® ou Valium®). Cependant, ces médicaments créent une accoutumance et ne sont donc pas efficaces sur le long terme. Il est important de consuler un médecin avant toute prise de traitement médicamenteux.

Dans le cas de forme légère du trouble, le changement de certaines habitudes de vie permettrait de réduire significativement l’intensité des symptômes :

  • Veiller à ce que l’alimentation soit variée et particulièrement riche en fer, en vitamine B9 et B12. Privilégier les légumes verts, les légumineuses, les noix et les fruits secs.

  • Diminuer voir supprimer toutes substances qui altère le système nerveux : la caféine, le thé, les boissons sucrées et l’alcool. Ainsi que la nicotine.

  • Apprendre à se relaxer en pleine conscience en utilisant notamment la méditation.

  • Pratiquer une activité physique régulière. Il a notamment été démontré que les exercices aérobiques permettent de réduire l’intensité des symptômes.

  • Les massages ainsi que les bains chauds peuvent aider à calmer les douleurs. Bien que chez certains patients, c’est le froid qui réduit les douleurs.

 

Si vous réunissez les symptômes du syndrome des jambes sans repos, n’hésitez pas à consulter un médecin. Plus la prise en charge se fait rapidement, plus vous avez des chances de contrôler l’évolution du trouble.