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L'apnée du sommeil
Qu’est‐ce que l'apnée du sommeil ?

 

L'apnée du sommeil correspond à des pauses respiratoires d'environ 10 à 30 secondes, pouvant durer jusqu'à plus d'une minute dans les cas les plus graves (le record étant 2 minutes), susceptibles de survenir durant la nuit mais aussi de jour, lors d'une sieste ou du sommeil diurne d'un travailleur nocturne.

Cette apnée peut être complète (apnée à proprement parler) ou partiale (diminution du flux respiratoire) : dans ce cas on parle d'hypopnée.

Des pauses respiratoires trop fréquentes ou de trop longues durées peuvent perturber le sommeil via des micro-éveils conscients ou inconscients et même augmenter les risques de problèmes cardio-vasculaires de par une trop faible oxygénation des tissus.

 

Le syndrome de l'apnée du sommeil (SAS) est également distingué en 2 types : l'apnée obstructive (SAHOS pour syndrome d'apnées-hypopnées obstructives du sommeil ou encore SAOS/AOS) et l'apnée centrale (SACS pour syndrome d’apnées centrales du sommeil).

Un troisième type d'apnée résultant de la combinaison de ces 2 types est possible : l'apnée mixte.

 

Sous-diagnostiquée 90% du temps, cette maladie serait souvent assimilée à tort à la dépression. Seul 1 malade sur 6 serait traité.

 

   

 

Qui est concerné ?

 

Les hommes sont 2 à 3 fois plus touchés que les femmes par l'apnée du sommeil. Les enfants y sont plus rarement confrontés.

 

  • 6 à 10% de la population mondiale adulte serait concerné par ce problème

  • En France, environ 2 millions de personnes en souffrent actuellement

  • Ce sont surtout des personnes âgées, environ 30% des plus de 65 ans sont concernés

  • Entre 30 et 60 ans, seulement 2 % des femmes et 4% des hommes souffrent d'apnées obstructives

La grossesse peut augmenter le risque d'être victime d'un syndrome d'apnée obstructive en cas de prise de poids conséquente (environ 80% des femmes enceintes y sont sujettes au moins une fois durant leur grossesse) et accentue les symptômes de celui-ci.

 

Il est normal de faire des apnées occasionnelles, par exemple, un cas fréquent est lorsqu’on se retourne dans son lit pour changer de position en dormant.

 

Ainsi pour un adulte, de 0 à 10 apnées par heure de sommeil peuvent se produire et être considérées comme totalement normales.

Cependant, de 15 à 30 apnées par heure de sommeil, le syndrome est considéré modéré : il est recommandé de ne consulter un professionnel de santé.

Au-delà de 30 apnées par heure de sommeil, le syndrome est considéré sévère : une consultation chez un professionnel de santé s'impose.

Chez l'enfant, il vaut mieux consulter un professionnel de santé si l'on observe plus de 3 apnées par heure de sommeil.

 

Quels sont les symptômes ?

 

Les personnes souffrant d'un syndrome d'apnées du sommeil peuvent présenter des symptômes communs aux deux types d'apnées comme les ronflements, la fatigue journalière, les changements d'humeur. Toutefois, quelques manifestations distinctes permettent aussi de détecter la prévalence d'un syndrome par rapport à l'autre.

Le dormeur ne se rend généralement compte de rien pendant son sommeil, c'est pourquoi les arrêts respiratoires observés par le conjoint ou les proches constituent des signes non-négligeables.

Il est également à noter que le ronflement est censé être plus bruyant en cas d'apnée obstructive qu'en cas d'apnée centrale. Des ronflements irréguliers sont d'autant plus suspects et doivent être considérés comme de possibles symptômes d'un syndrome d'apnée du sommeil.

 

Les principaux symptômes sont :

Pour l'apnée obstructive :

  • Somnolence durant la journée

  • Endormissement rapide en moins de 10 minutes le soir

  • Halètement, crachats ou postillons durant le sommeil

  • Bouche sèche

  • Transpiration nocturne, sueurs

  • Migraine au réveil

Pour l'apnée centrale :

  • Essoufflements en position allongée

  • Réveils nocturnes brusques

  • Manque particulier de concentration durant la journée

 

 
Causes et facteurs de risques potentiels

Les causes

 

Apnée obstructive : syndrome le plus fréquent, c'est un problème mécanique. Les muscles du pharynx et la langue, voire la luette sont anormalement relâchés et obstruent le larynx. L'obstruction d'autres voies respiratoires supérieures comme le nez voire même des sinus (conséquences d'antécédents ORL, chirurgicaux, allergiques) peut également provoquer des apnées. Pour éviter la mort, le cerveau envoie automatiquement une décharge électrique réveillant le corps et contractant les muscles de la gorge, permettant ainsi le passage de l'air durant le micro-réveil.

Apnée centrale : moins fréquente, elle représente 20% des cas d'apnée du sommeil. C'est un problème neurologique. Les voies aériennes ne sont pas encombrées mais le cerveau ne parvient pas à commander correctement les muscles respiratoires. Ce syndrome est potentiellement associé à un autre trouble existant comme l'hyper ou l'hypotension ; une insuffisance rénale ou cardiaque, une maladie neurologique ou dégénérative ; ou encore aux antécédents liés à un éventuel AVC.  Des médicaments tels que la codéine, la morphine, la méthadone peuvent également jouer un rôle dans l'apparition d'une apnée du sommeil centrale.

 

Les facteurs de risques potentiels

 

Les personnes présentant les principaux facteurs de risques sont celles souffrant d'obésité (notamment par excès de tissus gras dans la gorge) et/ou de diabète ; les personnes agées (perte de souplesse des voies aériennes respiratoires); les personnes ayant précédemment été victimes d'un infarctus, ou un accident vasculaire cérébral ou d'une athérosclérose ;  les patients devant prendre beaucoup de médicaments contre l'hypertension.

Ainsi :

  • Près de 40% des personnes des personnes souffrant d'hypertension artérielle souffrent également d'un syndrome d'apnées du sommeil

  • Plus de 60% des patients qui ont eu un accident vasculaire cérébral souffrent également d'un Syndrome d'apnées du sommeil

  • 30 à 35 % des personnes ayant un diabète de type 2 souffrent également d'un syndrome d'apnées obstructives

  • Les fumeurs ont 3 fois plus de chances des développer un syndrome d'apnées obstructives par rapport aux non-fumeurs

 

 

Non-traitée l’apnée présente plusieurs risques : un mauvais repos nocturne entrainant une altération de la concentration et de la mémoire au cours de la journée, pouvant ainsi mener à une moindre attention au volant par exemple.

Elle peut également entrainer ou contribuer au développement des troubles suivants :

  • Diabète de type 2, en raison du fait que l'hormone de croissance soit moins secrétée quand le stage du sommeil profond n’est pas atteint

  • Augmentation de l'impatience et de l'irritabilité,

  • Fatigue intense, diminution de la libido et du moral

  • Hypertension artérielle

  • Insuffisance respiratoire

Plusieurs de ces risques sont similaires aux symptômes, ce qui souligne le danger de l'apparition d'un cercle vicieux dans lequel un symptôme est exacerbé par la concrétisation du risque et ainsi de suite.

 

 
Diagnostic et traitements

 

Afin de diagnostiquer une apnée du sommeil plusieurs examens sont possibles :

  • La polygraphie, à domicile

  • La polysomnographie, réalisée en laboratoire, c'est une série d'examens plus complète que la polygraphie, effectuée dans le cas où cette dernière nous serait pas jugée suffisante pour un diagnostic complet

Avant de consulter un médecin il est possible de réaliser le test de somnolence d'Epworth pour auto-évaluer son niveau de somnolence diurne. Ce test est disponible ici.

 

Certaines habitudes sont connues pour avoir une influence néfaste sur la santé en général et consécutivement sur le sommeil, il faut donc essayer de réduire ou supprimer si possible :

  • Le tabac, la respiration sera ainsi fluidifiée et le risque d'apnée réduit

  • L'exposition aux écrans le soir, la lumière bleue émise par ceux-ci perturbent le cerveau et sont un obstacle à un sommeil de qualité

  • L'alcool

  • Les sédatifs

  • Les opioïdes et autres drogues

 

Il serait également judicieux de choisir des dentifrices avec une plus faible teneur en fluor, la quantité de fluor présente dans la majorité des dentifrices étant élevée, celle-ci peut conduire à une perturbation de la glande pinéale. Or la glande pinéale est responsable de la production de mélatonine, une neurohormone aussi appelée « hormone du sommeil », elle est indispensable à un fonctionnement normal du corps.

Une supplémentation en mélatonine est possible sans ordonnance.

 

Un conseil est applicable immédiatement : essayer de dormir sur le côté et voir si cela améliore la situation.

Pour les personnes en surpoids il est envisageable de tenter de maigrir pour faire diminuer la quantité de graisse dans la zone de la gorge. De manière générale les régimes promettant des pertes de poids rapides sont à proscrire, excepté le jeûne intermittent. Dans tous les cas il est préférable de ne pas brusquer votre organisme par des changement d'alimentation trop brutaux et demander conseil à un nutritionniste.

 

Dans un premier temps il convient de prendre rendez-vous chez un médecin généraliste, lequel aiguillera le patient vers le spécialiste approprié :

·       l'ORL : qui procèdera à un examen endobuccal, cervical et des tympans

·       le pneumologue qui examinera les voies aériennes inférieures, pourra par exemple réaliser une radiographie des poumons

·       le cardiologue qui pourra réaliser un électrocardiogramme (ECG)

·       le neurologue dans un centre de sommeil en CHU ou dans une clinique spécialisée

·       le psychologue

 

Dans certains cas non-traitables par d'autres méthodes, plusieurs opérations chirurgicales peuvent être proposées, le médecin choisira la plus appropriée au cas du patient.

 

Dans le cas où seules la langue et la mâchoire inférieure sont à l'origine du SAHOS, les médecins prescrivent une orthèse d’avancement mandibulaire (OAM) ou gouttière anti-ronflement : cette prothèse dentaire propulse la langue vers l'avant, l'empêchant de basculer vers l'arrière réduisant efficacement les apnées et limitant les ronflements. Cette solution peut temporairement remplacer la machine PPC lorsque le patient est en voyage.

 

 
Le traitement par machine PPC

La technologie de Pression Positive Continue est à ce jour la meilleure solution pour tout type de syndrome d'apnée du sommeil.

Par l'intermédiaire d'un masque, l'appareil génère une pression constante qui maintient un espace pour le passage de l'air au fond de la gorge et empêche la langue de boucher le larynx. Le dormeur respire alors normalement et ne subit plus d'apnées.

Plusieurs types de machines sont disponibles. Il existe des modèles portatifs, ainsi que des modèles délivrant des pressions fixes ou adaptables/autopilotée (Auto-PCC). La technologie autopilotée n'a à ce jour pas été évaluée plus efficace que la PCC à pression fixe.

Les masques sont vendus séparément. Ils sont tenus par un harnais afin de prévenir toute fuite d'air.

Il existe 4 types de masques :

  • Le masque nasal et le masque narinaire, pour les personnes respirant par le nez en dormant, le premier se positionne autour du nez, le deuxième s'insère dans les narines

  • Le masque facial, pour les personnes respirant par la bouche, il enveloppe le nez et la bouche

  • Le masque buccal, pour les personnes ayant des allergies ou problèmes de peau, ce masque est placé dans la bouche

Voici une liste des effets secondaires les plus fréquents occasionnés par des masques inadaptés au patient :

  • Irritations cutanées, dans ce cas il vaut mieux demander à essayer un autre masque, puis desserrer le harnais et modifier les points d'appui de celui-ci si les irritations persistent

  • Sécheresse buccale et rhinite aqueuse, dans ces deux cas le patient peut demander l'adjonction d'un humidificateur à son appareillage

  • Claustrophobie, dans ce cas l'utilisation d'un masque nasal, moins encombrant, est recommandée

 

S'il a été bien choisi, un masque ne causera pas ou très peu d'effet secondaires.

Il est conseillé de demander au fournisseur une période d'essai pour le masque et le changer s’il ne convient pas.

 

En ce qui concerne la machine un temps d'adaptation est nécessaire notamment à cause du bruit émis par la turbine de l'appareil (voir notre recherches sur les moyens d'ameliorer le quotidient des utilisateurs ce ces machines).

Cependant ces légers désagréments sont largement compensés par le confort de vie retrouvé grâce à l'utilisation de la machine PPC. Celle-ci permet à terme au patient de regagner en vitalité et concentration tout en diminuant les risques cardio-vasculaires et l'anxiété auxquels le patient était rendu plus vulnérable par un syndrome d'apnée du sommeil non traité. La diminution des ronflements est aussi très appréciable.

✔     Plus de 70 % des patients sont débarrassés de leur syndrome d’apnée du sommeil lors d’une utilisation assidue de la machine PPC